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Exposition et résidence à Carleton-sur-Mer

CONNEXION / ANCRAGE Exposition collective 11 JUIN / 2 JUILLET 2021 D’abord lancée en 2020 en lien avec les 30 ans du Centre d’artistes Vaste et Vague, l’exposition collective Connexion/Ancrage avait dû être annulée, dans la foulée des adaptations multiples qui auront marqué cette année à l’ombre du temps. En 2021, le thème Connexion/Ancrage, apparaît encore plus juste pour l’exposition collective des membres. Comme l’ancre des bateaux, qui les empêche de dériver au large, il invite à explorer cet ancrage en soi, en ce qui motive le fait même de créer, en ce qui nous relie au monde.


J'y présente Nos enchevêtrements nuagiques,
installation murale, 2021, corde en fibre naturelle, câble électrique.

L’ installation au mur met en scène trois tressages faits de corde en fibre naturelle rappelant la forme d’un nuage et évoquant des liens avec la navigation maritime. Dans le monde virtuel, la navigation « infonuagique », sans fil ou câblée, dévoile les limites de nos liens, dénaturés, à la dérive.

NATURE RAPAILLÉE
Projet de création en résidence réalisé du 6 au 19 juin 2021 dans le volet hors programmation du centre d'artistes Vaste et vague.

Sculptures éphémères cherchent volontaires

Dans la foulée de mes récentes recherches interdisciplinaires portant sur le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles – dont le destin serait lié à celui de l’humanité –, je poursuis l’expérimentation d’un art contextuel et périssable où notre rapport à la nature est en cause.

Cette création en résidence à Carleton-sur-Mer en Gaspésie s’inscrit dans une lignée où l’art peut exister partout, là où l’artiste décide d’intervenir. Dans cette perspective, je m’intéresse aux petits objets de la nature (bois, coquillages, roches, fragments de mollusques) gisant à proximité de la mer, petits objets que je collecte avec la complicité de ma compagne Johanne en déambulant dans le paysage marin. L’errance comme mode opératoire, où le corps de l’artiste devient un arpenteur fouillant physiquement le territoire.

En atelier, les objets collectés sont triés, nettoyés et séchés pour ensuite devenir des petites sculptures par assemblage. La cire d’abeille (chauffée), une matière noble fabriquée par l’abeille, est intégrée à ces sculptures en servant de liant et de baume réparateur face à une nature opprimée par l’activité humaine. Je m’attarde à la construction d’une abstraction axée sur les matières brutes utilisées. Cette cire d’abeille provient de la réserve autochtone de Gesgapegiag à Maria.

Métaphore de l’ampleur du péril planétaire et du cycle de la nature, ces 25 sculptures fragiles sont appelées à disparaître. À cette étape, je bénéficie de la complicité de volontaires à qui je confie chacune de ces sculptures. Ils sont appelés à les abandonner dans la nature à un endroit signifiant, choisi par eux-mêmes, confirmant mon approche éphémère et non spéculative de l’art. Elles disparaîtront graduellement dans le paysage, un juste retour à la nature. Cet investissement dans l’éphémère constitue aussi en quelque sorte une réponse à l’accumulation, une volonté de ne pas ajouter d’objet matériel à un monde en plein débordement.

Cet acte d’art dans son ensemble contient ce que je pourrais appeler « une esthétique de l’éphémère » contribuant activement à mettre en relation les participants, la nature et l’artiste.



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